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Covid-19 : les services de réanimation s’alarment face aux patients faussement vaccinés


Les patients faussement vaccinés sont-ils nombreux dans les services de réanimation Covid ? Après la mort d’une malade qui avait présenté un pass sanitaire falsifié à Garches, la question se pose. Et d’après certains chefs de service, le phénomène n’est «plus marginal».

C’est en tout cas l’avis du professeur Laurent Muller, qui travaille au CHU de Nîmes (Gard). Auprès de France Inter, il affirme avoir admis plusieurs malades gravement atteints et faussement vaccinés ces dernières semaines.

Le soignant a notamment perdu un patient âgé de moins de 40 ans qui a fini par reconnaître qu’il n’était pas vacciné en voyant son état respiratoire se dégrader gravement. «On est vraiment chez des patients qui ne doivent pas, en théorie, mourir de cela», déplore Laurent Muller.

Il estime le phénomène «aux alentours de 5 voire peut-être 10%» à l’échelle nationale. C’est «extrêmement difficile à quantifier», tempère-t-il néanmoins, car il est possible que certains patients concernés se soient tus. En tout cas, le chef de service est convaincu que «tous les médecins qui travaillent dans des unités Covid le savent et en ont vu».

Olivier Joannes-Boyau, chef du pôle anesthésie réanimation au CHU de Bordeaux (Gironde) a lui aussi accueilli deux personnes ayant avoué être faussement vaccinées dans son service. Il explique qu’il n’existe pas de «marqueurs biologiques» auxquels les médecins peuvent se fier à 100% pour déterminer si un patient a reçu un vaccin ou non.

Un risque à l’échelle individuelle et collective

«Une sérologie peut ne montrer aucun anticorps alors que la personne a été vaccinée, comme elle peut repérer des anticorps pour une personne qui est non vaccinée mais qui a été infectée antérieurement», développe-t-il. D’après Olivier Joannes-Boyau, la part de malades présentant de faux pass atteint 20 à 30% dans certains hôpitaux du Sud-Est de la France.

Pour l’heure il n’existe toutefois pas de chiffres officiels à ce sujet. Ces médecins s’accordent néanmoins pour souligner la dangerosité d’une telle pratique. Mentir sur son statut vaccinal est risqué, à la fois à titre personnel et collectif. Dans le premier cas, d’abord, car cela empêche les soignants de prescrire un traitement adapté à l’état du malade, comme les anticorps monoclonaux censés aider les personnes non-vaccinées à combattre la forme grave de la maladie.

Ensuite, parce que cela fausse les données sur l’efficacité des vaccins. Si une personne qui se dit vaccinée sans l’être meurt du Covid-19, «on pense à tort que le vaccin n’est pas efficace», explique Olivier Joannes-Boyau. A terme, et si le phénomène prend de l’ampleur, cela peut donc avoir «des conséquences sur les décisions de santé publique» qui, elles, concernent l’ensemble des Français.



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